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1872 La Société Métallurgique de Haute Moselle est fondée le 1er mars 1872 par 18 membres parmi lesquels Victor de Lespinats, ingénieur civil des Mines de Paris. Après la guerre de 1870, la France qui a perdu le bassin ferrifère de Lorraine et la quasi-totalité de ses usines sidérurgiques, doit investir dans de nouveaux sites. Le choix du site est lié à la présence de la voie ferrée Nancy-Dijon, ce qui relie l'usine au réseau des chemins de fer de l'Est et au projet de branche Sud du canal de l'Est. Le but est de construire une usine à fonte qui utiliserait le minerai de fer abondant sous le plateau de Haye situé à proximité. Le premier haut-fourneau est mis à feu en 1874 suivi d'un second en 1882.

1887 La Société Métallurgique de Haute Moselle fusionne avec la Société des Forges de Champigneulles et Liverdun pour devenir la Société Métallurgique de Champigneulles et Neuves-Maisons. - Photo -

1897 La Société Métallurgique de Champigneulles et Neuves-Maisons fusionne avec la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry pour devenir la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry et Neuves-Maisons.

1902 La première aciérie de conversion de type Thomas est installée sur le site. - Photo -

1903 Un premier ensemble de laminoirs est construit comprenant un blooming, un train de 750 pour la production de billettes, de rails ou de poutrelles et un train de 550 pour la production de cornières et de poutrelles.

1909 Une aciérie de conversion de type Martin est installée sur le site.

1910 Le premier train à fil permettant une production de fil machine en bobine de 70 kg est mis en service. - Photo -

1955 Les usines de Neuves-Maisons, les fours à chaux de Vaucouleurs et les Tréfileries de Sainte Colombe et Vierzon se substituent à la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry et Neuves-Maisons sous la raison sociale de : Société des Aciéries et Tréfilerie de Neuves-Maisons Chatillon. Le premier train continu à fil à deux veines est construit pour la fabrication de bobines de 330 à 440 kg ou de barres droites.

1967 La Société des Aciéries et Tréfilerie de Neuves-Maisons Chatillon devient filiale de la Société Métallurgique Hainaut Sambre après le rachat de 51% de ses actions.

1969 L'aciérie Thomas est transformée en aciérie OBM à partir de 1969. - Photo -

1971 Un train de 280 est mis en service pour la production de cornières, de plats, de carrés et de ronds.

1973 Le second train continu à fil est construit comportant 2 veines et utilisant des billettes de section 109 x 109 pour la production de bobines de 1,2 tonnes.

1977 A la suite d'une offre publique d'échange, la Compagnie Chiers Chatillon prend une participation de 98,77% dans la Société des Aciéries et Tréfilerie de Neuves-Maisons Chatillon. Cette opération achève la concentration de la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry-Biache, de la Société des Hauts Fourneaux de la Chiers et de la Société des Aciéries et Tréfilerie de Neuves-Maisons.

1979 La Compagnie Chiers Chatillon fusionne avec USINOR le 27 avril 1979, la nouvelle dénomination est Union Sidérurgique du Nord et de l'Est de la France (USINOR). Une nouvelle aciérie de conversion de type OBM est construite avec deux convertisseurs de 125 tonnes.

1980 L'aciérie Martin est arrêtée définitivement.

1981 La coulée continue est mise en service avec pour objectif la production de blooms de section 250 x 350 mm. Elle sera modifiée en 1985 afin de couler des billettes de section 120 x 120 mm ou 155 x 155 mm.

1984 Suite à un nouveau plan de restructuration de la sidérurgie adopté par les Pouvoirs Publics, le site de Neuves-Maisons est rattaché à une société nouvellement créée par USINOR : UNIMETAL. L'Etablissement devient UNIMETAL Neuves-Maisons.

1985 Le train continu à fil est modifié dans un premier temps pour utiliser des billettes de section 120 x 120 mm puis de nouveau en 1988 pour des billettes de section 155 x 155 mm. - Photo -

1986 La société adopte la filière électrique avec la construction d'un four électrique pour la production d'acier dont la capacité est de 150 tonnes. L'aciérie Thomas est arrêtée définitivement.

1991 Le train à fil est adapté pour le laminage de fil en couronne crénelé à chaud. La même année, un atelier de transformation dénommé ACOR Neuves-Maisons est implanté sur le site pour la production de bobines laminées à froid.

1992 Le train continu à fil N°2 est de nouveau modifié pour porter la masse des bobines à 2,4 tonnes. - Photo -

1993 Après l’éclatement d’UNIMETAL, naît sous le nom de SAM (Société des Aciers d'armature du béton) une nouvelle entité qui regroupe les activités des aciers pour béton armé du groupe USINOR comprenant les deux aciéries de Neuves-Maisons et de Montereau ainsi que les ateliers de transformation. SAM Neuves-Maisons augmente sa capacité de production d'acier avec l'installation d'une coulée continue à 5 lignes.

1994 SAM Neuves-Maisons adopte le procédé d'étirage à froid avec l'implantation de 3 lignes d'étirage dans l'atelier ACOR Neuves-Maisons.

1995 USINOR cède SAM et ses filiales au groupe britannique ASW (Allied Steel and Wire).

2000 Le groupe RIVA acquiert la totalité de SAM et de ses filiales.

2002 Le four électrique fait l'objet d'une modernisation importante. - Photo -

2003 SAM Neuves-Maisons obtient la certification ISO 9001 version 2000 en janvier 2003. Le système de dépoussiérage et de captation des fumées est modernisé. - Photo -

2004 Un nouveau portique pour le parc à ferraille est implanté et la coulée continue fait l'objet d'une modernisation importante. - Photo -